En Pure Perte

de Büchner/Kleist/Rilke adaptés par Contamin et Loeffler

2014

S’interroger sur l’Homme en tant que sujet : le narrateur de Kleist réfute, pour l’humain, toute possibilité de grâce, celle-ci étant réservée aux pantins et aux dieux.

A partir de cette implacable tabula rasa, je tente, avec l’aide de Rilke, de reconstruire l’humain comme sujet : s’il faut « apprendre à voir », il s’agit de trouver un sens à la conscience humaine qui ne fasse pas l’économie de l’obscur, de l’étrange, ni même de la folie (Büchner) ou de la mort : une reconstruction « à rebours », donc.
Alors seulement, une fois descendu de son piédestal narcissique, l’Homme, parce qu’il a accepté de se perdre, peut « laisser place à la trouvaille ».
Avec ces trois empêcheurs de penser en rond s’ouvre le questionnement ontologique :
Que connaît-on ? Comment vivre ? Qu’est-ce qu’être humain ?
Mais c’est en artistes et non en raisonneurs que cherchent,
avec la sincérité de leur expérience personnelle, parfois même avec ironie, ces jeunes adultes.

En pure perte est construit à partir d’extraits de A propos du Théâtre de Marionnettes d’Heinrich von Kleist, de Lenz de Georg Büchner, et du Journal de Malte Laurids Brigge de Rainer-Maria Rilke, avec quelques textes additionnels de mon cru, pour fluidifier l’ensemble, et quelques fragments des Lettres à un jeune Poète, du Champ d’Amour et de Mort, et de la Correspondance à Rodin, de Rainer-Maria Rilke.

Une édition artisanale du texte existe, à disposition lors des représentations, avec deux lithogravures originales & numérotées de René Balavoine.

Pour en savoir plus

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Extrait

Au fond le seul courage – la seule sincérité qui nous est demandée serait de faire face à
l’incompréhensible, à l’étrange, au merveilleux que nous rencontrons : il faudrait apprendre à voir. Apprendre à voir… Moi j’apprends à voir. J’essaye. Je ne sais pas à quoi ça tient, tout entre plus profond en moi. J’ai un moi intérieur dont je n’avais jusque là aucune idée, et maintenant c’est le contraire, tout y va. Absolument tout y entre…

(Rilke)

Distribution

de et par Laurent Contamin

© Laurent Contamin – SACD / Production : Cie Fond de Scène

avec l’aide d’Olivier Loeffler pour la traduction,
et de Mathieu Couzinié-Maguelon et Anne-Marie Pann pour l’interprétation.

D’après la réécriture d’extraits de Kleist, Büchner, Rilke

Dossier de presse